Les Plateaux Sauvages       Un bel enjeu pour le 20e | L'Ami du 20ème

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Les Plateaux Sauvages Un bel enjeu pour le 20e


Les Plateaux Sauvages                             de Laetitia Guédon

Un bel enjeu pour le 20e

Animée par une énergie peu commune, volontaire, passionnée et pétrie de convictions sur l'enjeu que représente le succès des Plateaux Sauvages, Laetitia Guédon a pris, à bras le corps, la direction de ce nouvel Etablissement Culturel de la Ville de Paris dans le 20e arrondissement (1). Grâce à un itinéraire de vie riche sur le plan personnel et varié professionnellement parlant, son projet connaît une avancée certaine malgré le chantier que représente la réhabilitation du bâtiment. Les projets très ambitieux qu’elle monte depuis 10 ans serviront d’assise pour brûler les étapes du démarrage.

Un "plateau" contemporain et plus classique

Dans l’intention de Laetitia Guédon, les « Plateaux Sauvages « sont conçus comme un endroit de rigueur avec plusieurs plateaux et surtout une liberté pour défricher en cultivant un esprit frondeur. Répondant à l'interrogation sur la caractéristique des œuvres proposées, elle souhaite ouvrir à un large public un lieu de création où seront présentés desspectacles exigeants, pointus, novateurs sans oublier lepartage dans la diversité, la générosité et la bienveillance. Elle revendique également son amour des grands textes, des auteurs classiques et contemporains.

Ses inspirateurs

Elle garde présent l'exemple de son père, artiste, dont l'atelier était toujours ouvert et où se retrouvaient la culture, la politique et le sociologique dans un quartierd'Aubervilliers, la Cité de la Maladrerie où son maire, Jack Ralite (animateur des Etats Généraux de la Culture depuis 1987) faisait vivre des artistes au cœur de la cité.

La mise en œuvre entre compagnies en résidence et ateliers de pratiques amateurs

A partir de l’automne 2017, ce lieu accueillera en résidence quatorze compagnies (7 émergentes et 7 confirmées) par saison, en mettant à leur disposition des salles de répétition, un petit atelier de constructions de décor ou des espaces de représentations de spectacles. Le critère de sélection repose, à la création de leurs spectacles, sur leur capacité à partager leur processus artistique sur le territoire,en permettant aux gens de se rencontrer autour de l'artistique et du culturel.

Et c’est déjà le cas pendant cette saison" en chantier" 2016-2017. A titre d'exemple, en mars 2017, le lieu accueille en résidence Lou Wenzel pour un projet autour de Camille Claudel, accompagné par Olivier Balazuc. A partir de la pièce jeune public « L’Imparfait » écrite par ce dernier, sera mené un atelier d’initiation » avec les CM1 CM2 de l’école des Amandiers avec une restitution au théâtre.

Au même titre, Babacar ou l’Antilope, de Sydney Ali Mehelleb, joué en janvier prochain au Théâtre 13 est accueilli en résidence en décembre 2017.

L’association Maks proposera, avec ce metteur en scène, un projet transversal sous forme de stage pendant les vacances scolaires croisant karaté et théâtre,en février 2017. Actuellement 6 ateliers fonctionnent dans le cadre de la mise en place du projet avec la volonté d’atteindre les 40 ateliers en automne 2017. Ces ateliers de pratiques amateurs seront ouverts au public de 4 à 99 ans avec une tarification sociale. Tous ces ateliers seront impérativement en lien avec l’artistique.

Ouverture sur le quartier auprès des jeunes et l'intergénérationnel

Inviter jeunes et adultes à partager le processus de création à travers la pratique théâtrale, tel est le dessein de Laetitia Guédon. Pour informer ces différents publics d’une telle opportunité, des partenariats ont été lancés avec des associations et des structures sociales comme Feu Vert, CLTJ (foyer des jeunes Travailleurs), la 20ème Chaise, l’UNRPA (Union des Retraités), le collège Colette Besson, le Conservatoire du 20e.

En prise avec la vie du quartier, l’édifice bénéficiera d’un ascenseur permettant l’accession des personnes à mobilité réduite.

Une réflexion est en cours pour remettre la famille au cœur du projet, en étudiant une formule pour qu’une à deux fois par mois, les petits puissent accompagner leurs parents au théâtre grâce à une prise en charge en atelier de contes par exemple.

Pour les aînés, un partenariat (avec l’UNRPA par exemple) autour de l’atelier TaïChi permettrait de travailler sur la verticalité, le rapport à la marche.

A mi-travaux Avant première au public le samedi 28 janvier prochain

Le public pourra venir, de 10h à 18h, avec une entrée libre, pour s'approprier les lieux et le concept. Tous ceux qui ont franchi la porte, jusqu'à présent, ont reçu un accueil chaleureux à commencer par un jeune artiste du 20e (Compagnie Lettre Ouverte) qui a "osé" présenter son projet et qui a vu celui-ci être retenu pour une résidence en mars 2017.

Avec la participation de la Compagnie Wynkl (danses contemporaines et urbaines) seront évoqués la transmission et le soin par la danse, ponctué de moments de convivialité avec l’intervention d’un ostéopathe. Un atelier de nutrition sera proposé.

« On rentre dans l’art comme on rentre dans les ordres » selon Laetitia Guédon très investie par l’enjeu de l’ouverture d’un lieu aussi riche en potentiel, avec une ouverture vers d’autres théâtres comme le théâtre de Belleville, le Théâtre 13 ou le Théâtre de la Ville dans une recherche de mutualisation en croisant...pourquoi pas...les publics.

Propos recueillis par Chantal Bizot  

  1. Qui remplace l'ensemble que constituait le 20ème Théâtre et le Centre d'animation des Amandiers